dimanche 4 juin 2017

Prétexte

Morceau : Finale (avec chœur)
Artiste : Future World Music
Album : Evolution - volume 7, disque 1 (piste 11)
Année : 2006
Posté par : EpicMusicChannel (slavatyros)
Image : aucune source citée



Pourquoi ce morceau?

Finale est le morceau qui conclut le volume 2 de Prime Cronus spécial Future World Music. Et quelle belle conclusion! On retrouve la douceur que j'apprécie dans les morceaux du groupe et termine magnifiquement l'aventure. A la fin, on se dit: "et voilà c'est fini, c'était chouette!". Et on réécoute les compilations mais pas dans la frustration d'un cliffanger, juste parce que c'était bien. Il faut se rappeler qu'avant, je n'écoutais que Two Step From Hell. J'étais en train de tâtonner dans le monde de l'Epic Music. Future World Music est mon deuxième gros groupe de ce genre musical (d'un point de vu chronologique) puisque je n'avais pas apprécié Audiomachine [je rigole encore intérieurement en écrivant ces lignes car Audiomachine dépasse Future World Music en nombre de morceaux dans ma playlist à ce jour].
Je n'ai pas encore écouté la version sans les chœurs mais je trouve qu'ils apportent au morceau son coté épique et évitent le côté presque pop instrumentale qu'apportent la guitare acoustique et la guitare électrique. C'est un beau morceau de transition, reposant, comme la fin arrive avant un nouveau départ...

Et voici un nouveau texte. Il faut savoir que le morceau Finale et les deux autres qui suivent sont liés pour moi. Je ne les ai pas découverts dans cette ordre, mais leurs emplacements dans la playlist me paraissent tellement évident maintenant! Je ne peux pas les écouter autrement, et je vous déconseille donc de lire le texte du prochain billet avant celui-ci car eux aussi sont liés...

Un petit texte pour la route ?

[Ere du Feu,

Le capitaine Shepherd savait qu'il n'était plus seul dans le bureau, mais il gardait la tête tournée vers l'immense table recouvert de cartes. Avec son compas, il mesurait la distance entre son navire, les îles avoisinantes et son prochain périple. La personne qui venait d'entrée toussota pour attirer son attention, en vain : le capitaine avait décidé de jouer avec sa patience. Elle claqua donc la porte et haussa la voix :
- Capitaine ? Vous m'avez fait demander...
Il ne dit rien. Il espérait qu'elle parlerait encore, avec son petit accent étrange qui ne la quittait jamais, tout comme son chignon, ses multiples foulards colorés, ses vêtements amples constitués de morceaux de tissus différents et cette aura de puissance qui l'entourait par tous les temps.
- Capitaine Eric Shepherd ? Y a-t-il un problème au sujet de notre escale précédente ? Parce que je ne pouvais sincèrement pas prendre cet adolescent comme élève. Je ne suis pas douée avec les jeunes, et l'apprentissage de la magie est quelque chose de trop dangereux pour le confier à quelqu'un comme moi... 
Il aimerait tant lui demander d'où elle venait, quel était le message inscrit à l'arrière de son talisman aux quatre émeraudes, ce qu'elle aimait dans les voyages sur l'océan ou simplement pourquoi elle avait rejoint l'équipage. Mais il se contenta de marmonner dans sa barbe blonde et frisée :

- Il faudra tout de même un deuxième magicien à bord, si nous continuons ce type d'aventures.
- Oui, bien sûr. Mais un adulte, déjà rôdé à l’exercice de la magie d'ici... du Continent, je veux dire.
Le capitaine songea qu'un magicien du Royaume du Feu serait également compétant, mais l'équipage le jetterait par-dessus bord avant même qu'il n'eût  prononcé le moindre mot.
- Je ne vous ai pas convoquée pour cette histoire de magie, Abigaël. Je désirai vous prévenir, en avance, de l'objectif de notre prochain voyage. Ainsi, vous pourrez anticiper votre... entraînement, pour la suite.
- Capitaine. Nous sommes tous sur le même bateau. Nous devons tous anticiper ce qui va suivre. Votre démarche n'a aucun sens. Pourquoi le lieutenant Pierce n'est pas...
- Nous allons chercher le Globe des fées de l'Eau au large du cercle austral.
Abigaël se figea un instant. Un moment hélas trop long pour ne pas être ignoré du capitaine Eric. Elle lui demanda s'il était certain de l'existence du Globe et, deux puis trois fois, certain de son emplacement. Elle lui rappela les histoires, légendes ou faits réels, des personnes qui s'approchaient trop près des aurores polaires du sud des océans. Elle lui rappela le nombre de membres d'équipages qui risquaient leur vie sur ce navire. Mais comme son père les avait choisis avant lui, chacun des membres de l'équipage Shepherd, permanent ou temporaire, n'avait aucune attache sur la terre ferme. Ils rejoignaient l'équipage à leurs risques et périls. Son père lui avait aussi fait part de ses pensées au sujet des origines de la mystérieuse « Abi ». Il s'attendait à ce qu'elle le prévînt des dangers qu'ils rencontreraient car elle les connaissait... Cependant, elle ne se révéla pas.
- Bien. Je souhaitais connaître la réaction de personnes de confiance, avant de choisir si nous allions effectivement dans cette direction ou non, mentit-il. Vous pouvez demander au lieutenant Pierce de venir. Je lui poserai la même question.
- Entendu capitaine.
Abigaël attendait qu'il lui donna l'autorisation de disposer.
- Cela fait presque dix que nous naviguons ensemble sur le Rosace et jamais, jamais, nous n'avons parlé de nous dans une conversation. Même avant que je sois capitaine. On se vouvoie encore comme si c'était le premier jour ! Pourquoi Abi ?
- Tout simplement parce je sais deux choses : premièrement, rester à mon poste, deuxièmement, qu'il n'y eut, qu'il n'y a et qu'il n'y aura jamais de « nous », Eric. Je ne suis pas stupide. L'idée est belle, me plaît même je l'avoue, mais il faudrait vraiment que tu la laisses tomber. Il n'y aura pas de futur « Capitaine E. Shepherd » avec moi, ni de bébé Pierce, ni de quiconque d'autre sur ce voilier.
Abigaël lui sourit tendrement et sortit en claquant à nouveau la porte. 
Le lieutenant Pierce ne vint pas voir le capitaine. Abigaël avait donc compris dès le début que cette conversation n'était qu'un prétexte. Eric Shepherd s'assit et regarda à nouveau les cartes, les yeux rivés vers le Sud. Comment se faisait-il que personne n'en revenait, ou n'en venait. Personne pour raconter ce qu'il se cachait derrière les aurores australes. Et si fées l'avaient su...]

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