vendredi 21 avril 2017

Cours d'histoire

Morceau : Gwydion's Dream
Artiste : Robin Williamson
Album : Songs of Love & Parting (piste 10)
Année : 1981
Posté par : SpaceOdyssee0
Image : Pochette d'album



Pourquoi ce morceau ?

Le son cristallin des cordes (harpe, cithare) est reposant et me fait songer à une ribambelle de goutte de pluie tombant sur un tuyau avec les percussions. Le bourdonnement constant d'une cornemuse (?) en plus de la partie mélodieuse (dans le sens de "différent d'une note longue" finit de dresser un tableau nordique.

Trouvant l'ambiance celtique, et l'associant vite avec le monde du merveilleux et de la fantasy, j'ai placé ce morceau ici car je ne savais pas où le mettre à l'époque. Ce n'est définitivement pas un morceau d'Epic Music selon mes critères d'aujourd'hui, mais à l'époque, je le trouvais bien là et je n'ai aucune envie de l'enlever. Il m'est arrivé d'écouter des morceaux de ma playlist à part ou dans un autre ordre et je me disais toujours que chose n'allait pas. Gwydion's Dream restera donc bien une part de cette playlist! De plus, la découverte de ce morceau reste un très bon souvenir: j'étais invitée chez une personne qui avait ce morceau dans sa playlist et, écouter ce morceau c'est me replonger dans cette petite bulle temporelle. D'ailleurs, le nom de l'artiste est une belle coïncidence avec mon roman en cours... Doublement d'ailleurs voici un nouveau texte pour vous...

P.-S. : que celui qui a pensé "Guinness" en regardant l'image chante "Scotland the Brave" trois fois de suite... Robin Willliamson est écossais ^^

Un petit texte pour la route ?
[Ere du Feu, Contient Méridionnal,

Avec le retour des beaux jours, le travail de Diane reprenait, et c'était ce qu'elle aimait le plus avec ses petites soirées au restaurant. Elle enroula sa longue tresse noire en chignon avant d'enfiler son bonnet de laine. Elle regarda ses mains à la peau brune-ocre disparaître sous ses gants en cuir et sortit : le soleil ne réchauffait pas encore assez l'air du matin. L'hiver et les journées courtes n'incitaient pas à venir étudier. L'enseignement des plus jeunes commençaient donc au printemps. « Tout commence au printemps... » S'il y avait bien une phrase que retenait chaque habitant du Continent Méridional, c'était bien celle-ci et aujourd'hui, les nouveaux élèves allaient enfin savoir pourquoi.
Diane arriva dans sa salle de classe aux aurores, alluma le feu de la cheminée et passa un coup de balai dans la pièce. La grande ardoise noire était impatiente de sentir la craie parcourir sa surface. Une fois le balai posé, elle fût satisfaite.
Pour l'institutrice, enseigner était également un art du spectacle. A la fin de la journée, les élèves devaient être tellement contents de ce qu'ils avaient vu et entendu, qu'ils avaient retenu l'essentiel du message et souhaitaient la suite au plus vite.
Une fois que tous les mots, dates et schémas nécessaires au cours du jour furent tracés au tableau, Diane le cacha derrière un lourd rideau en velours bleu. Elle s'assit à son bureau et attendit que monta les voix des discussions des enfants et leurs parents dans la petite cours. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle vit la classe la plus nombreuse qu'elle n'ait jamais eue : une quinzaine de jeunes frères et sœurs d'anciens élèves, mais aussi six élèves de nouvelles familles établies dans la région dont une fratrie de trois enfants. Le plus âgé semblait au porte des dix ans. Tous les enfants s'installèrent sagement derrière leur pupitre sans difficulté. Pas de crayons, pas de feuille mais ils étaient tout de même prêt pour la suite.
« Bonjour à tous. Je suis Diane Clerc, votre institutrice pour les premières années de cours. Vous pouvez m'appeler Madame ou Madame Clerc. »
Elle finit de se présenter et demanda le prénom de chaque enfant qu'elle nota soigneusement. Ensuite, elle se plaça devant le rideau et leur apprit que chaque enfant passant dans sa classe avait toujours une leçon d'histoire pour commencer l'année.
« J'ai quelques petites questions à vous poser. Est-ce que vous avez déjà entendu l'expression « Tout commence au printemps » ? Il y eut des « oui » plus ou moins timides et certains élèves renseignés par leurs aînés, levèrent la main.
- Johanne, où habites-tu ?
- Entre la rivière et la colline là-bas...
- Et toi Henri ?
- Le premier village à la sortie de la grande ville dans cette direction...
- Et est-ce que vous savez pourquoi les villes et villages du Continent n'ont pas de nom ? Le silence suivi immédiatement la question. Des élèves chuchotaient avec leurs voisins mais personne ne leva la main.
- Est-ce que vous savez pourquoi, dans notre région méridionale, il n'y a aucun port qui donne sur l'océan ? Personne. Alors je vais vous raconter pourquoi et ce soir, vous connaîtrez l'un des plus grands secrets des adultes du pays. Diane tira doucement une partie du rideau. Cette histoire, notre histoire, se déroule à une époque lointaine, avant que les années ne s'appellent « An du Feu » et bien après que les fées aient disparues. Tout commence au printemps... » ]

2 commentaires:

  1. C'est assez perturbant parce que je ne sais pas exactement quelle porté à ce texte dans LARMM

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    1. Il se passe dans le même univers et donc permet de voir un peu comment ça se passe ailleurs, donne des infos par-ci par-là...

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